Des minutes passent, les heures s'écoulent,
Petit à petit on avance l'un vers l'autres,
On est maintenant enfin à quelques secondes.
Ma bouche s'avance, la tienne se refoule,
Mais elle réavance ensuite vers la mienne,
Rêverie concrète, ou realité furibonde?
Ma bouche s'envole vers tes lèvres,
Ton hardiesse t'aide à prolonger ce mouvement,
Tes mains m'enrobent entièrement,
Un océan de gouts, océan de merveilles,
Tout mon corps est en éveil, se réveille,
Ma joie de notre symbiose est paroxismique.
Un envoutement s'est incarné de ta bouche,
Il m'anime avec passions,
Je le sens, l'air qui te permet vivre me touche,
S'en resultent plein de frissons.
Le noir, nous enveloppe maintenant,
On est seul, couché, désireux d'aimer,
Tu es là contre moi, je t'Aime tellement,
Tu es belle, radieuse, ma Meena chérie.
Tu es exténuée, et je le suis aussi,
Tu te laisses glisser, et je fais comme toi,
Tu t'endors amoureuse, et t'assoupis sur moi,
Ton protecteur à toi pour toute ma vie, je suis.
Tu dors béate, ta bouche esquisse un sourire,
Tu es si heureuse, que ça me fait plaisir,
Tu es l'Ange qui me gardera (au)près de lui,
Tu es l'uniqu(e) qui pourra me voler à toi.
se reflète sur toi l'image de la belle,
Au fameux bois dormant: serais-tu dès lors elle?
Serait-ce moi ton prince amoureux qui t'embrasse?
Tu m'imagines ainsi, veux tu que je t'enlasse?
J'hésite, m'inquiete, je me lance vers tes lèvres.
Un, deux, trois se posent mes petits baisers chauds,
Fougeux, intrépides, tu ne te laisse faire,
Tu tournes la tete, tu te défais des maux.
Finalement je t'ai, victime envoutée,
Tu te laisse faire, victime convaincue,
Tu prolonges l'Acte, victime attendrie,
Tu t'acharnes enfin, victime : alibi.